A la rencontre de la plage du Veillon

Aujourd’hui pas de processus créatif, juste une envie de te raconter l’histoire d’une nature belle mais fragile.


Ça fait longtemps que je n’avais pas vu la mer, depuis octobre 2019 en fait.

Autant je suis une grande amoureuse de la montagne, autant j’aime aller au bord de l’océan et respirer l’air marin, riche en souvenirs de vacances d’été.


Un peu d’histoire


Me voici donc en Vendée, débarquant sur la plage du Veillon un jour de vent et de soleil.


La plage du Veillon fait partie de la commune de Talmont Saint-Hilaire (16 km au sud des Sables d’Olonne).

Il s’agit d’une plage de sable fin d’environ 1km de long, surplombée par une dune, s’étendant du sud de la station balnéaire de Talmont-Saint-Hilaire jusqu’à l’estuaire du Payré et dont la qualité des eaux de baignade est récompensée depuis 2014 par le label Pavillon Bleu (présentation du label).


Vue de la plage du Payré et de la dune du Veillon

Derrière la dune et longeant l’estuaire, s’étend une magnifique forêt de pins et de chênes verts qui abrite une grande biodiversité de faune et de flore dont plusieurs espèces végétales sont d’ailleurs protégées (Guide des plantes protégées par le Groupe Associatif Estuaire).


De part son cadre exceptionnel et de la nature riche et fragile qui y est présente, la plage fait partie des sites Natura 2000, dispositif qui vise une meilleure prise en compte des enjeux de biodiversité dans les activités humaines (site du Centre de ressources Natura 2000).


L’estuaire du Payré, désigné en 2007 premier site remarquable de Vendée, est quant à lui un impressionnant dédale de marais salants et de chenaux que les bateaux remontaient jadis. L’estuaire vient se jeter dans l’océan en contournant cette belle dune du Veillon.


Vue aérienne de l'estuaire du Payré
crédits de cette photo : I.Gravouille
début de l'estuaire du Payré et pratiquants de kitesurf


L’avenir de la dune


Hélas la dune du Veillon, riche en vie animale et végétale est fragile et soumise depuis plusieurs années à une érosion et un recul important du fait des assauts de la mer (importantes tempêtes en 2015 et 2016 - vidéo de l'érosion marine de la dune en 2015) et du vent (tempête notamment importante en 2018 - article 1 et article 2).

A cette érosion naturelle s’ajoute aujourd’hui une érosion humaine, l’accès à la dune est donc aujourd’hui réglementé depuis 2014 afin de la préserver, elle et la vie qu’elle abrite.


Si l’humain ne peut rien contre les assauts de la Nature, il est néanmoins possible d’aller dans le sens de la préservation de ces espaces fragiles.

Cela peut passer par des restrictions comme la pose de panneaux, de piquets et de barrières mais cela passe, selon moi, également par la sensibilisation de la population (touristique et locale) aux enjeux de la disparition de cette dune.


Une plage inspirante


Pour moi il n’y a pas mieux pour se rendre compte de la beauté de cette plage que de se balader au fil de l’eau et des marées.


Cette plage m’inspire, par tous temps, de par ses couleurs, sa végétation, son étendue à marée basse. Elle m’inspire non seulement des réflexions sur notre rôle de préservation de la Nature mais également des essais photographiques – voir le petit en gros et en apprécier la magie des formes.


Par ce partage j’espère, ami(e) voyageur, avoir semé un peu d’inspiration pour une prochaine destination de vacances et te retrouve dans un prochain article pour de nouvelles tribulations natures !


Sites visités :

site talmondais.com

site Sentinelles de l'estuaire

site de l'Observatoire Régional des Risques Côtiers

blog la gazette des olonnes

site du Groupe Associatif Estuaire

site du dispositif Natura 2000